Archives pour la catégorie Politique

Une colère froide

Par Hervé WILLER

Aussi insensée qu’elle puisse paraître (un ministre délégué au Budget auteur de fraude fiscale), et même s’il s’agit d’abord d’une dérive personnelle, « l’affaire Cahuzac » révèle aussi un sérieux problème de rapport à l’argent d‘une partie des « élites » de notre société. Il faut également noter que, si le raccourci est souvent emprunté pour faire l’amalgame entre l’exercice de responsabilités politiques et un supposé enrichissement personnel, le cas Cahuzac en est pourtant le parfait contre-exemple : son enrichissement et les pratiques frauduleuses sont en effet liés à l’exercice d’activités libérale et de conseil et sans doute à des conflits d’intérêts antérieurs à ses mandats électifs.

Après que de nombreux élus et responsables politiques de toutes sensibilités se sont exprimés suite aux révélations de cette affaire, le Président de la République et le gouvernement préparent un projet de loi de moralisation de la vie publique qui doit concerner les membres du gouvernement, les parlementaires, les principaux élus locaux et certains hauts fonctionnaires. Au delà de la publication du patrimoine des élus (la France est l’un des rares pays de l’Union européenne à ne pas le pratiquer – voir infographie Le Monde), c’est en effet tout un dispositif de règles déontologiques et de transparence dans l’exercice d’une fonction publique qui s’impose.

Mais déjà ici et là, certains considèrent que la publication du patrimoine serait du « voyeurisme » et que là n’est pas le problème… D’autres pensent sérieusement que le suffrage universel leur a donné l’onction suprême et qu’ils n’ont de compte à rendre qu’à « leurs » électeurs. Quelques-uns osent même encore défendre le principe d’exercer simultanément un mandat de législateur et une « profession » servant des intérêts privés, quitte à se mettre de facto en situation de conflit d’intérêts. Enfin, comme d’habitude, des hypocrites prennent prétexte des difficultés économiques et sociales pour juger que cela, au même titre que toute autre réforme de société, n’est vraiment pas la « priorité »…

Pourtant, on peut raisonnablement penser que « l’affaire Cahuzac » ne serait que la partie émergée de l’iceberg d’hypocrisies et de collusions qui transcendent les clivages politiques. Aujourd’hui, meurtris avec bien d’autres militants et sympathisants par la trahison morale d’un élu que nous avons contribué à porter à de hautes responsabilités, notre détermination à exiger un changement des pratiques dans la sphère politique et publique, du bas jusqu’en haut de la pyramide, n’en sort que renforcée.

Davantage convaincus par la méthode de la réforme que par celle de la révolution ou de la dérive autoritaire, nous ne sommes pas de ceux qui croient qu’une élection et de bonnes intentions suffisent à résoudre, avec des solutions magiques, les problèmes accumulés au fil des ans. En revanche, nous rejoignons cette majorité de citoyens attachés aux principes du respect de la parole donnée et du désintéressement des élus, « petits » ou « grands ».

Or, force est de constater que notre société souffre, à tous les niveaux, de véritables « blocages » liés aux différentes formes de conservatismes et corporatismes. En toutes circonstances, il est flagrant d’entendre ces chantres de l’adaptation aux réalités et de l’effort… surtout pour les autres. En certains lieux, ce sont la confusion des genres entre politique et haute administration, le service d’intérêts particuliers et la gestion des carrières personnelles qui priment. Ailleurs, sous nos yeux, c’est la « corruption ordinaire », passive ou active, faite de petits passe-droits en échange de retours attendus, de clientélisme, de confusion entre intérêt général et services personnels, financiers ou non, qui gangrène le fonctionnement des institutions et entame la confiance des citoyens. Alors comment s’étonner maintenant de leur défiance vis à vis des institutions et de ceux qui les représentent, dès lors qu’ils soupçonnent ou observent chaque jour des entorses à la morale publique et trop souvent l’impunité des puissants.

Pour nous éviter des lendemains qui vont vraiment déchanter, au delà de la transparence nécessaire mais non suffisante, il est urgent de prendre des dispositions draconiennes dans tous les domaines de la vie publique afin de lutter contre les conflits d’intérêts, les groupes de pression introduits dans les institutions, la concentration des pouvoirs nourrie aussi par le cumul des mandats. C’est une question de salut public que nos dirigeants doivent maintenant traiter en profondeur pour prendre enfin le chemin de la République exemplaire promise.

Dimanche, Hervé FERON notre Député

Ce dimanche, nous votons pour choisir le Député qui nous représentera à l’Assemblée nationale pendant 5 ans.

Dans notre circonscription, le 1er tour de dimanche dernier a placé Hervé FERON, député sortant, largement en tête avec près de 40% des voix. Ce résultat récompense son travail constant pendant 5 ans, tant à l’Assemblée nationale dans son rôle de législateur que dans la défense des dossiers locaux. Il s’était notamment mobilisé, avec nous, auprès des parents d’élèves de l’école Chateaubriand, pour préserver une classe qui devait fermer à la rentrée de septembre 2008.

Il nous reste à confirmer ce vote en faveur d’Hervé FERON dimanche prochain, pour garder un député expérimenté, membre de la majorité parlementaire, et pour traduire dans les faits les propositions de François HOLLANDE, en soutenant le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT à l’Assemblée nationale.

Nous faisons entière confiance à Hervé FERON pour exercer avec conviction et pugnacité son mandat de député dans la nouvelle majorité présidentielle.

Dimanche, Hervé FERON est la voix de toute la gauche et des écologistes.

Une belle victoire et une ardente obligation

Ca y est, c’est fait. Le « peuple de gauche » l’espérait depuis ce cruel 21 avril 2002. Il aura fallu dix ans pour effacer cette triste déconvenue avec l’élection ce dimanche de François HOLLANDE à la Présidence de la République.

Une tâche immense attend le nouveau Président et la gauche toute entière.

François HOLLANDE a placé sa campagne sous le signe du rassemblement. Notre pays en aura bien besoin après des années de division organisée des Français entre eux et de stigmatisation des plus fragiles.

François HOLLANDE s’est fixé comme priorités le redressement de notre pays et la justice entre ses citoyens. Les déficits et la dette publique se sont fortement accrus ces cinq dernières années et les inégalités se sont creusées avec plus de 8 millions de concitoyens vivant sous le seuil de pauvreté. Il faut relancer l’économie et la croissance tout en rétablissant les comptes publics. Il faut restaurer de la justice sociale par une réforme fiscale qui fera contribuer chacun selon sa capacité et par une juste redistribution des richesses créées.

François HOLLANDE s’est engagé à être jugé sur la promesse faite à la jeunesse de vivre mieux dans cinq ans qu’aujourd’hui. Le respect de cette promesse passe par la nécessité de donner la priorité à l’école (notamment primaire où tout se joue) et d’ouvrir à de nombreux jeunes d’autres perspectives qu’un long parcours semé d’embûches pour accéder à un emploi stable et à l’autonomie.

Au delà de ces objectifs déjà très ambitieux compte tenu de la situation dégradée de notre pays, François HOLLANDE a aussi le devoir de redonner du sens à l’action publique par un comportement exemplaire des gouvernants. Nous sortons de plusieurs années émaillées de conflits d’intérêts, de connivences et de comportements indignes au plus haut niveau de l’Etat. L’autorité publique ne peut être rétablie si l’exemple n’est pas montré par les dirigeants, l’effort de solidarité ne peut être compris et consenti si certaines « élites » s’en affranchissent allègrement et impunément.

La victoire est d’autant plus belle qu’elle a longtemps été attendue. Dans notre Histoire, la gauche a toujours accédé aux responsabilités après l’échec de la droite. Le moment de l’action et l’heure de vérité vont vite arriver. La gauche et une majorité d’électeurs peuvent être fiers d’avoir porté François HOLLANDE à la Présidence de la République. Malgré l’immensité de la tâche, la gauche a l’ardente obligation de ne pas décevoir.

Dimanche 6 mai, le jour du changement

Par Florence CLIQUET, Laurent KAMIRI, Olivier LAURENT et Hervé WILLER

Déjouant les pronostics d’une forte abstention, la participation au premier tour de l’élection présidentielle a été élevée, démontrant ainsi la volonté des citoyens de s’exprimer. François HOLLANDE est arrivé en tête avec plus de 10 millions de voix. Mais ce premier tour a été marqué aussi par un score élevé du Front national, révélant une fois encore, au delà d’une certaine idéologie, un vrai malaise sociétal et des souffrances morales et sociales.

Depuis 2002, la gauche est écartée des responsabilités nationales. Avec N. Sarkozy depuis 2007, nous avons assisté à un abaissement de la parole publique par un Président multipliant les effets d’annonce et les renoncements, stigmatisant les uns et désignant les autres comme boucs émissaires. Avec la crise financière qui s’est propagée dans tous les pays, on retiendra aussi de ce quinquennat la dégradation de la situation économique et la recrudescence du chômage, l’explosion des déficits et de la dette publique, la casse organisée de nombreux services publics, au premier rang desquels l’école et l’hôpital, sans parler de la « réforme » injuste des retraites.

En résumé, depuis 2002, et plus encore depuis 2007, les inégalités se sont creusées, avec un sentiment largement répandu que le « déclassement social » menace maintenant une grande partie de la population pendant qu’une petite minorité dispose de revenus parfois indécents et profite d’avantages fiscaux les mettant à l’abri d’une contribution en rapport avec ces revenus.

Abîmé, notre pays doit retrouver le chemin de l’égalité et de la solidarité mais aussi de l’autorité publique. A cet égard, la tâche du prochain Président de la République sera immense. L’autorité de l’Etat, et d’abord celle de son premier représentant, sera restaurée dès lors que son comportement sera exemplaire et qu’il sera respectueux des concitoyens et des institutions. Des réformes économiques, fiscales et sociales devront être conduites avec le souci constant de rétablir du lien et de la justice entre les citoyens. Des évolutions législatives marqueront la reconnaissance de nouveaux droits, synonymes de nouvelles libertés, rompant avec tout jugement moral sur les aspirations des individus.

François HOLLANDE a présenté, depuis plusieurs mois, des propositions qui répondent aux enjeux et à l’intérêt général de notre pays. Ces propositions sont responsables et ne constituent pas un catalogue de promesses électoralistes ou intenables. Il incarne ce changement dont notre pays a besoin dans la clarté des choix, la constance des idées et le respect d’autrui.

Dimanche 6 mai, François HOLLANDE est le candidat de la gauche et du rassemblement pour devenir le Président de la République Française. Confirmons notre volonté de changement maintenant !

 

LE PROJET DE FRANÇOIS HOLLANDE POUR LA FRANCE

Primaires citoyennes : un formidable succès populaire

Les adhérents du Parti socialiste avaient décidé d’inviter les électeurs de gauche à choisir leur candidat-e pour l’élection présidentielle de mai 2012, à travers l’organisation de Primaires « ouvertes ». C’était un immense défi. Ce soir, la promesse a été tenue et le pari relevé.

Les adhérents, sympathisants et électeurs de gauche (près de 3 millions de votants) ont choisi François HOLLANDE pour gagner l’élection présidentielle et former une nouvelle majorité pour le changement en 2012. La campagne sera dure contre une certaine Droite flirtant avec les thèses de l’extrême-droite et un Président sortant prêt à tout pour conserver le pouvoir au profit de quelques-uns. Même si son rejet est fortement installé, la Gauche doit se garder de tout angélisme et de croire la victoire acquise.

Pour l’heure, nous finissons de savourer cette belle journée ensoleillée qui a vu 554 électrices et électeurs rejoindre le bureau de vote à Heillecourt pour exprimer leur choix.

Résultats du bureau de vote d’Heillecourt (électeurs de Fléville et de Heillecourt) :

Votants : 554 (1er tour : 480)                Exprimés : 551 (1er tour : 479)

François HOLLANDE : 303 voix (55%)     Martine AUBRY : 248 voix (45%)

 

2011, une année utile

Par Hervé WILLER

Au moment des vœux, un retour sur l’année passée est de tradition. 

En France, une année 2010 marquée, politiquement par le large succès de la gauche et des écologistes aux élections régionales, socialement par une réforme des retraites injuste qui ne garantit même pas à terme un retour à l’équilibre de leur financement, et sur le plan de l’éthique par un système de présidence et de gouvernement, rongé par de multiples conflits d’intérêts mais donneur de leçons aux plus faibles et protecteur des plus puissants. La lente reprise économique enregistrée en 2010 (1,6% de croissance du PIB) n’efface encore pas la récession de 2009 (-2,2%), la création d’emplois est insuffisante pour stopper l’augmentation du nombre de chômeurs, jeunes ou séniors, et les familles vivant sous le seuil de pauvreté n’ont jamais été aussi nombreuses. 

Au plan local, 2010 restera en mémoire comme l’année d’une forte mobilisation citoyenne contre la politique de fait accompli mise en œuvre par le Grand Nancy. On attendait l’abandon de la VLI tout en redoutant la descente de Frocourt. Certains ont cru devoir lier les deux sujets, comme si les Heillecourtois étaient responsables du développement anarchique de la zone de Frocourt et de la non-réalisation depuis 2002 d’une bretelle d’autoroute la desservant. Une réunion publique organisée en grande pompe avec M. Rossinot a montré aux décideurs du Grand Nancy que les Heillecourtois n’étaient pas dupes des effets d’annonce sur le développement durable. Pourtant, le Maire s’est plié aux exigences politiques et financières visant à réaliser une desserte de la zone de Frocourt la reliant à la zone d’activités Heillecourt – Houdemont, avec  » en prime  » l’extension à terme de cette zone derrière le quartier résidentiel des Mûriers. Et cela en totale contradiction avec les principes du Grenelle de l’environnement. La Gauche municipale, relayée par la Gauche communautaire, a tout mis en œuvre pour faire reculer la majorité UMP de la Communauté urbaine du Grand Nancy. L’amendement qu’elle a proposé, consistant à s’engager à réaliser la bretelle d’autoroute, prévue depuis 2002, préalablement à la décision concernant la descente de Frocourt, a été rejeté par M. Rossinot, soutenu par le Maire de Heillecourt. Le même essaie maintenant de se justifier en disant aux Heillecourtois  » on vous a trompés «  !  Et il rejouera sans doute la « musique communautaire » du développement durable devant le ban et de l’arrière-ban de l’UMP lors de la cérémonie des vœux le 14 janvier prochain. 

Pourtant, une fois ces constats établis, il faut surtout se projeter dans l’avenir. 

Et l’avenir, c’est d’abord une année 2011 qui verra la préparation d’échéances politiques nationales (élections présidentielle et législative) et l’élaboration d’un projet de rupture avec le Sarkozysme. En effet, de telles échéances ne s’improvisent pas et celles de 2012 encore moins que les précédentes. Après 9 ans de gouvernements de droite et 3 ans et demi de présidence Sarkozy, la France est à bout de souffle sur le plan économique et social, repliée sur elle-même comme son Président centré sur sa personne. Il s’agit, tout en ayant bien conscience du contexte européen et international, de reconstruire un projet de société plaçant les Hommes et l’environnement devant les capitaux et la finance, se fixant comme objectif une juste répartition des richesses produites et redonnant l’espoir d’un avenir meilleur. La Gauche a donc un double défi à relever : présenter un projet de gouvernement ambitieux mais crédible et choisir celle ou celui qui le portera à l’élection présidentielle. C’est la voie prise par le Parti socialiste avec la présentation de son projet au printemps 2011 et l’organisation de  » primaires  » permettant aux électeurs et sympathisants de gauche de choisir, à l’automne 2011, le ou la candidat-e à l’élection présidentielle. Certaines formations de gauche participeront à ces « primaires » et d’autres choisiront de présenter un-e candidat-e sous leurs propres couleurs. Un bureau de vote sera organisé pour ces  » primaires  » à Heillecourt comme sur l’ensemble du territoire national.

Localement, les élections cantonales des 20 et 27 mars concerneront le canton de Jarville-la-Malgrange dont le conseiller général est René Mangin. Candidat à sa réélection, il se verra probablement opposer un cheval de Troie envoyé par M. Rossinot qui sait que la casaque UMP n’est pas très porteuse par les temps qui courent. Il faudra une nouvelle fois dévoiler l’imposture ! Et puis, nous continuerons à veiller à la gestion municipale avec la conséquence de la suppression de postes d’enseignants qui se traduira par de nouvelles fermetures de classe, l’augmentation de la fiscalité locale, la politique de tranquillité publique et les choix d’investissements. Nous serons particulièrement vigilants sur le projet de Plan Local d’Urbanisme (ex POS), déclinaison des principes d’aménagements votés au Grand Nancy (VLI, descente de Frocourt, friches RFF, etc) que le Maire et sa majorité traitent actuellement en catimini.

Voici donc une année qui s’annonce dense sur le plan de la politique nationale et dans la vie locale. Les Heillecourtoises et les Heillecourtois savent qu’ils peuvent compter sur leurs élus du groupe de la Gauche pour défendre, dans la transparence que requièrent la démocratie et la citoyenneté, un projet faisant société. A toutes et à tous, bonne année 2011.

Une politique de sécurité honteuse et inefficace

Par Pascal BRIDEY, Union syndicale des magistrats 

En plein cœur de l’été, pour nous faire oublier les affaires d’utilisation abusive d’argent public et de conflits d’intérêts, affaires qui traduisent un détournement de la conduite de l’État au profit d’intérêts privés et partisans, la droite UMP s’est à nouveau emparée du thème de l’insécurité en exploitant et en attisant de manière honteuse et pitoyable les peurs et les angoisses de nos concitoyens. Alors que le président de la République devrait incarner la continuité de l’État et la stabilité de nos institutions, il n’hésite pas, à des fins électoralistes, à semer la haine et la division et à s’engager dans une démarche antirépublicaine extrêmement inquiétante qui n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de l’histoire de notre pays. 

Force est de constater que cette manœuvre politicienne est redoutable : l’objectif est évidemment de tendre un piège à ses adversaires de droite comme de gauche et de les faire passer aux yeux de l’opinion pour des naïfs irresponsables et des droits de l’hommistes angéliques et idéalistes. La seule réponse qui vaille est de renvoyer Nicolas Sarkozy à son désastreux bilan en matière de sécurité. Il est d’ailleurs symptomatique de constater que les critiques les plus violentes à l’égard du président de la République émanent des personnalités de droite républicaine et du centre qui commencent à entrevoir, certes un peu tard, les conséquences d’une politique aussi irresponsable qu’inconséquente.

(suite…)

Le beau dimanche de la gauche rassemblée

Par PB, militant socialiste

Ce 21 mars 2010 a été un beau dimanche, un beau dimanche d’espoir pour l’avenir ! 

Alors que rien ne semblait pouvoir résister au pouvoir de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, qu’on disait le parti socialiste mort et enterré, qu’on assistait impuissant à l’agonie de la gauche, incapable de se rassembler et de proposer une alternative crédible à la politique de la droite, qui aurait imaginé, il y a un an, que le parti socialiste deviendrait le premier parti de France, arrivant en tête du premier tour des élections régionales, trois points devant l’UMP, et que le rassemblement des forces de gauche obtiendrait la victoire dans presque toutes les régions de France avec des scores atteignant parfois plus de 60 % des suffrages ? 

Même si les élections régionales ont un caractère local, même si elles ont été marquées par un taux d’abstention important (dont la droite n’a aucune raison de se réjouir), ce dimanche nous redonne de l’espoir car il marque la fin du sarkozysme-triomphant : nos concitoyens ont enfin compris le caractère illusoire et dangereux de la politique décidée par Nicolas Sarkozy et mise en œuvre par l’UMP : une politique populiste, inefficace, menée au profit d’un clan, une politique caractérisée par une communication brouillonne, une vulgarité arrogante et une remise en cause sans précédent des principes de liberté, d’égalité et de fraternité qui structurent notre pacte républicain. 

Marquant leur ras-le-bol et parfois leur colère à l’égard de l’UMP, nos concitoyens ont préféré accorder leur confiance à des hommes et des femmes qui leur ressemblent, ancrés dans les réalités de la vie quotidienne, porteurs des valeurs de la République et animés du seul souci de servir le bien commun. 

Mais, comme une hirondelle ne fait pas le printemps, un beau dimanche ne suffira pas à assurer le succès en 2012. Nous aurions tort de croire que la victoire à l’élection présidentielle est à portée de main et qu’il suffirait de se laisser porter par le mouvement de ces régionales pour gagner l’élection présidentielle. La droite sarkozyste n’a pas dit son dernier mot ! Pour éviter que le pouvoir ne lui échappe, elle a fabriqué une redoutable machine de guerre : elle a accaparé tous les pouvoirs, elle a fait main basse sur tous les leviers de l’État : la justice, la police, les médias, l’audiovisuel, elle dispose de groupes de pression et de lobbys au pouvoir de nuisance considérable, elle bénéficie de la complicité et des moyens de groupes financiers qui lui sont totalement inféodés, elle a placé ses amis et « ses obligés » à la tête de toutes les institutions de la République ! Face à cette formidable machine de guerre, il nous faudra éviter de retomber dans les errements passés de la division et de la dispersion, travailler sans relâche, avec nos amis et partenaires de la gauche rassemblée, à l’élaboration d’un projet du gouvernement ambitieux et crédible pour emporter la confiance de nos concitoyens. Il nous faudra affirmer de manière décomplexée et courageuse les valeurs humanistes et progressistes dont nous sommes fiers, démontrer que nous pouvons faire mieux que la droite y compris dans les domaines qu’elle gère comme un fonds de commerce électoral (la sécurité, la diversité, la maîtrise des flux migratoires…) 

Le rassemblement qui nous a donné la victoire régionale, nous devons le poursuivre à tous les niveaux de la vie politique car il n’y aura pas de victoire en 2012 et au-delà sans un formidable élan des forces de gauche et de progrès. C’est en travaillant dès maintenant dans le respect de nos différences et dans l’unité que nous serons crédibles demain car il nous faudra être crédibles non seulement pour chasser la droite du pouvoir mais aussi et surtout pour gouverner durablement. 

Ne nous berçons pas d’illusions, la tâche sera immense : il faudra, tout en reconstruisant un État dégradé et un pacte républicain abîmé, mener une politique économiquement efficace et socialement juste dans le respect de l’idéal de fraternité qui fonde notre engagement politique commun.

Puisse la gauche rassemblée se transcender pour nous faire vivre en 2012 d’autres beaux dimanches, annonciateurs du printemps et du renouveau pour notre pays !

Les régions de gauche, de la réalité du bilan à la campagne malhonnête de la droite

Impôts : bas les masques Monsieur HENART ! 

A l’approche des élections régionales des 14 et 21 mars prochains, l’UMP mène depuis plus d’un an une campagne de dénigrement des collectivités territoriales majoritairement dirigées par la gauche (PS, PC et Verts). Depuis la victoire historique de la gauche en 2004 dans 20 des 22 régions de France métropolitaine et l’augmentation continue du nombre de départements gérés par la gauche, la droite au gouvernement n’a eu de cesse de se défausser de ses responsabilités et de leur transférer des charges sans les compensations financières correspondantes. La mauvaise foi n’a plus de limite pour la droite qui reproche aux régions ce qu’elles n’auraient pas fait dans les domaines relevant de la responsabilité de l’Etat (politiques industrielle, économique et sociale entre autres). La démagogie atteint le summum lorsque la droite stigmatise l’augmentation de la fiscalité imposée aux régions et aux départements pour palier le désengagement de l’Etat et les charges induites par les transferts de compétences depuis 2004 (lois de décentralisation Raffarin). 

(suite…)

La taxe carbone « carbonisée »

Par Pascal BRIDEY

En cette fin d’année 2009, les juges du Conseil constitutionnel viennent d’infliger à N. Sarkozy et à son gouvernement un nouveau camouflet. Ils viennent de retoquer la taxe carbone qui devait entrer en application le 1er janvier, donnant ainsi raison aux socialistes qui, parfois seuls contre tous, n’ont cessé de dénoncer l’injustice et l’inéquité de ce dispositif. 

Le Conseil constitutionnel a ainsi rappelé que 93 % des émissions industrielles n’étaient pas touchées par la taxe carbone qui pénalise en revanche tous les ménages. Reprenant l’argumentation du parti socialiste, il a considéré que ce nouvel impôt constituait une atteinte au principe d’égalité des citoyens devant les charges publiques. 

Cette nouvelle taxe illustre la façon dont la droite conçoit l’action politique. Alors que pendant des années, elle ne s’est pas intéressée à l’écologie politique, elle tente aujourd’hui de reprendre (bien maladroitement) à son compte les thèmes du développement durable et de la défense de l’environnement initiés par ceux-là mêmes qu’elle traitait, dans le passé, de rêveurs idéalistes et parfois même d’irresponsables… ! 

Dans un but manifestement électoraliste et pour rallier les convertis de la dernière heure à l’écologie politique, elle a imaginé, sans aucune sincérité, de se donner bonne conscience en créant une usine à gaz d’une complexité technocratique invraisemblable (alors qu’elle prétend simplifier notre système fiscal), inadaptée aux réalités de notre société et totalement injuste sur le plan économique et social. 

Comment peut-on imaginer que nos concitoyens puissent adhérer à l’écologie politique par la mise en place de dispositions fiscales aussi inadaptées et aussi injustes ? C’est le meilleur moyen de les détourner de cette belle et noble idée qu’il faut tout faire pour protéger notre environnement et préserver notre planète ! 

Il n’y aura pas de progrès dans la défense de l’environnement sans une politique courageuse, équitable économiquement et juste socialement. 

Nous n’avons pas attendu que l’écologie devienne à la mode pour nous y intéresser. Mais nous considérons que la question environnementale est indissociable d’une action politique volontariste et exemplaire sur le plan économique et social et du combat contre les inégalités dans la répartition des richesses, contre la pauvreté, la misère, le sous-développement, etc… 

Avec sa détestable taxe carbone, le gouvernement vient de porter un mauvais coup au combat écologique ! Comme dans d’autres domaines, il vient de nous prouver qu’il ne mène qu’une politique de communication irréfléchie et brouillonne, sous la pression des modes et du politiquement correct. 

Les décisions prises, tant au niveau national qu’au niveau local, nous montrent que la droite ne conçoit l’écologie que d’une manière théorique et désincarnée, en évitant de déplaire à sa clientèle électorale (les généreux donateurs de l’UMP) alors qu’une défense volontariste de l’environnement commande que les décisions politiques ne soient inspirées que par l’intérêt général, hors la pression des lobbys, avec pour seul objectif de permettre à chaque citoyen de mieux vivre dans son environnement et d’en faire un acteur responsable et dynamique de la défense de la planète !

Lire aussi « La taxe carbone inconstitutionnelle : un camouflet pour Nicolas Sarkozy » (Le Monde du 30.12.2009)

 

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