Conseil municipal du 24 janvier

Le principal point de l’ordre du jour concernait le Débat d’orientation budgétaire (DOB) 2012.

Auparavant, un nouvel adjoint (Nadine Monge) a été élu en remplacement de M. Ritaine, 1er adjoint, décédé fin novembre. Tous les adjoints précédemment élus « montent » d’un cran dans l’ordre du tableau. En revanche, certaines attributions changent de titulaire, le Maire choisissant de garder (« pour l’instant ») à son niveau celle relative à la sécurité.

Le Débat d’orientation budgétaire fut brouillon dans sa présentation, mélangeant des questions de méthode et d’organisation interne des services, des actions existantes et les orientations « prioritaires ». Le cadrage financier fut très sommaire, tout au plus a t-on appris que les réserves financières de la commune seraient maintenues à environ 2 millions € fin 2011 (la salle festive étant financée par un emprunt d’environ 700 000 € et une subvention du Conseil général de 115 000 €).

Florence Cliquet a interrogé sur l’avenir du Conseil municipal des jeunes dont le mandat de 2 ans expire. Tout en saluant les 7 jeunes élus qui s’étaient investis dans cette mission, elle a regretté l’insuffisance du dispositif. Après que le Maire ait reconnu que celui-ci n’avait pas « marché aussi bien que souhaité », l’adjointe chargée de la jeunesse a évoqué une adaptation des modalités d’élection, notamment sur les tranches d’âge concernées. Les élus Energie nouvelle ont fait observer que cela correspondait à leur proposition initiale dès 2008.

Olivier Laurent a longuement questionné le Maire sur son intention de procéder à l’installation de la vidéosurveillance, principalement dans le Parc de l’Embanie pour surveiller les bâtiments (coût annoncé : 100 000 €). Il a fait remarquer que certains bâtiments étaient dépourvus d’un système d’alarme, ce qui serait le minimum pour les protéger. Il a demandé que le Conseil municipal soit appelé à se prononcer expressément sur le principe de l’installation d’un tel dispositif.

Hervé Willer a rappelé la demande plusieurs fois exprimée d’organiser un DOB digne de ce nom avec une programmation des investissements, permettant de hiérarchiser et planifier à moyen terme les objectifs et les projets. Il a alors abordé le « dérapage financier » de la salle festive dont le coût est passé de 1 million € en 2010 à 1,5 million € aujourd’hui. Il a dénoncé la présentation faite par le Maire de la nécessité « imprévue » d’acquérir les terrains (Pré Jallet) situés dans l’espace central, « portés » depuis 1980 par l’Etablissement public foncier de Lorraine (EPFL), pour un coût de 1,5 million €. Il a souhaité que la promesse répétée de remplacer le terrain de football en schiste soit tenue, espérant que « cet engagement pris devant les enfants, leurs parents et les dirigeants du club de football ne soit pas la victime du dérapage financier du projet fétiche »… Il a rappelé que 1,3 million € de recettes exceptionnelles engrangées depuis 2008 avaient aussi constitué de « bonnes surprises ». Hervé Willer a conclu en demandant au Maire « d’assumer ses choix et de dire la vérité ». Le Maire a considéré ces propos « excessifs », ajoutant qu’il n’avait jamais parlé de terrain de football « synthétique »… et qu’il explorait une autre solution… Lire l’intervention

Les élus Energie nouvelle ont voté, par principe, contre l’ouverture de crédits supplémentaires (100 000€), par anticipation sur le vote du budget 2012, pour terminer les travaux et l’aménagement de la « salle polyvalente » (ou festive). Les tarifs de location ont été votés à l’unanimité.

Les conditions d’attribution d’une aide de 150 € dans le cadre des stages BAFA / BAFD ont nourri un débat sur la contrepartie demandée de 10 jours d’animation non rémunérés. Les élus Energie nouvelle, favorables au principe mais non convaincus par les modalités, se sont abstenus.   



Indignation et espérance

A l’aube de cette nouvelle année, tous les ingrédients de la résignation sont réunis. La crise économique, les peurs, les injustices et inégalités croissantes instillent le doute sur la capacité de la politique à changer le cours des choses. Les gouvernants n’hésitent d’ailleurs pas à essayer de nous imposer leur « pensée unique ».

Pourtant, dans « Indignez-vous ! », Stéphane Hessel, infatigable militant des Droits de l’Homme à 94 ans, nous rappelle, au-delà des motifs d’indignation, les raisons de s’engager pour une société du respect, de la fraternité et du progrès partagé.

L’indignation doit donc laisser la place non pas à la résignation mais à la mobilisation.

2012, année d’élections présidentielle et législative, nous donne rendez-vous avec la démocratie. Les choix de société ne manquent pas et méritent mieux qu’une nouvelle séance de politique spectacle. Alors plaçons 2012 sous le signe de l’espérance.

Bonne année à tous les Heillecourtois. 

Droit d’expression de l’opposition dans le bulletin municipal de janvier



L’heure est grave, les voeux sont comiques…

C’était le jour des vœux ce vendredi soir à Heillecourt. Un vendredi 13 d’abord marqué par l’annonce de la dégradation de la « notation financière » de la France avec la perte du fameux « triple A ». Pour une cérémonie des vœux programmée un « jour de chance », l’actualité, quoi qu’on puisse penser du rôle attribué aux agences de notation, était peu réjouissante pour notre pays, donc pour nous tous.

Comme c’est la « tradition », un aréopage d’élus étaient présents, au premier rang desquels le Président du Grand Nancy, lui se réjouissant d’abord de la présence en grand nombre de sa majorité et, paraît-il, de sa cohésion.

Trois discours étaient au programme : celui du Directeur des services de la commune, celui du Maire et enfin celui du Président du Grand Nancy.

Si on peut souligner une prudente « retenue » du Maire dans son discours, on ne peut pas en dire autant des deux autres, pour lesquels heureusement le comique ne tue plus.

Pour le premier, on a cru deviner la frustration de devoir assumer des fonctions d’organisation et de management des services à défaut de pouvoir endosser les habits de la posture politique. On pouvait aussi s’interroger sur l’objet de son intervention, en l’absence du personnel municipal, convié à une manifestation séparée au mois de décembre.

Le clou de la soirée fut bien sûr le discours de M. Rossinot qui a dû se plier à l’exercice, une fois de plus, de vanter la « réussite » du schéma d’aménagement du secteur sud-est, avec la non–réalisation de la VLI et la réalisation de la bretelle d’autoroute en sortie de la zone de Frocourt. Mais il n’a pas osé énoncer, parmi ses « réussites », les couacs de l’expansion de la zone commerciale sur l’avenue des Erables et surtout la future réalisation de la descente de Frocourt. Même le Maire avait soigneusement éludé l’ensemble du sujet pour éviter d’en « oublier » une partie… On a quand même bien remarqué la méthode Coué du Président du Grand Nancy, se rappelant avec nostalgie du grand moment « démocratique » de la réunion publique du 3 juin 2010 à Heillecourt qui l’a en effet confronté à la réalité, et se félicitant des décisions prises par sa majorité ayant permis ces « réussites » …

Décidément en mal d’inspiration, l’actualité n’encourageant pas à l’autosatisfaction habituelle, ni à l’euphorie, il a révélé à l’auditoire qu’il réclamait (sans doute en secret), depuis des années, l’instauration d’une taxe sur les transactions financières (comprendre « taxe Tobin »). Et comme lui et ses amis de l’UMP n’hésitent jamais à réécrire l’histoire, la dégradation de la notation financière de notre pays serait ainsi liée, selon lui, à la volonté d’instaurer cette taxe. Une mesure de représailles des agences de notation, en quelque sorte… Il a donc exhorté les parlementaires de droite présents à voter rapidement cette taxe … pour « ne pas se laisser dicter la loi par les agences de notation » … Toute ressemblance avec …

M. Rossinot n’a pas osé annoncer qu’il était alter mondialiste depuis des années, ni qu’il regrettait les politiques menées par les gouvernements de droite qu’il soutient depuis 10 ans. Il aurait seulement fallu pouvoir lui rappeler que ses parlementaires UMP ont voté à plusieurs reprises, ces dernières années, contre des propositions de loi de la gauche de créer cette taxe.

Les orateurs qui nous ont gratifié d’un court mais intense numéro de « grand comique » n’ont pas eu, ce vendredi, la seule chance que celui-ci ne tue plus, mais surtout celle d’avoir le monopole de la prise de parole. Il est vrai qu’on peut se permettre plus facilement, dans ces conditions, de réécrire l’histoire et de fanfaronner…



Bonne année 2012

L’équipe Energie nouvelle pour Heillecourt présente ses meilleurs voeux à ses fidèles lecteurs et à tous les Heillecourtois.

Malgré les difficultés que rencontrent un nombre croissant de nos concitoyens, nous voulons placer 2012 sous le signe de l’espérance.

Les solutions ne viendront pas d’un repli de chacun sur soi et de la stigmatisation des autres mais d’une volonté indéfectible de « faire société » dans un souci de respect mutuel et de justice.

Que vive la fraternité !



Autopromotion et supercherie sur Grand-Nancy Porte Sud

On se demande qui fait la promotion de l’autre et où se situent les intérêts…

Vous avez peut-être vu le Président de la Communauté urbaine du Grand Nancy et quelques Maires à l’affiche d’une plaquette publicitaire distribuée au moment des fêtes de fin d’année dans une zone commerciale. L’espace d’un instant, vous vous dites que c’est le Père Noël et ses lutins …

Mais comme vous ne croyez sans doute plus au Père Noël, vous revenez vite à la réalité.

L’association Nancy Porte Sud regroupant les entreprises et les commerçants de cette zone a lancé une campagne de communication avec un bulletin d’information consacré à l’adoption d’une « charte de développement durable du Parc d’activités ». Selon cette charte, les élus se sont engagés aux côtés des entreprises et des commerces à « faire évoluer rapidement la sécurité, le trafic et l’aspect environnemental du Parc ». Ainsi, des travaux spécifiques vont bientôt être lancés concernant, entre autres, la réalisation de la « descente » de Frocourt.

Au delà du mélange des genres que constitue la diffusion grand public de cette plaquette (de surcroît financée en partie par vos impôts locaux car l’association reçoit des subventions de la part des communes), on est aussi surpris par la présentation trompeuse de la réalité. En effet, il suffit d’ouvrir la plaquette et d’observer ce merveilleux plan simplifié de la zone Nancy Porte Sud entourée de verdure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La « descente » de Frocourt est toute tracée (entre la zone orange et la zone bleu foncé), avec son débouché sur l’allée des Sorbiers / allée des Peupliers, et des nouveaux commerces, pas encore construits, ni autorisés, la bordent déjà. Sur ce plan, les habitations du quartier Bretagne et du quartier des Mûriers à Heillecourt (respectivement à droite et au dessus de la zone bleu foncé), jouxtant cette zone, sont carrément « rayées de la carte » et remplacées par des prairies artificielles. Ce n’est sans doute pas un oubli malencontreux car les habitations des Egrez à Houdemont (en bas à gauche) sont quant à elles bien représentées. Cherchez l’erreur …

Cette représentation volontairement tronquée donne donc l’impression d’une zone commerciale située en rase campagne et la « descente » de Frocourt apparaît ainsi comme une voie de circulation interne. Or sa jonction avec l’avenue des Erables, aux portes de notre commune, et son prolongement envisagé avec l’extension de la zone en bordure du quartier des Mûriers, font évidemment présager un afflux de circulation et l’implantation de nouveaux commerces.

Alors, il ne faut pas s’y tromper, le Président du Grand Nancy et les autres Maires concernés cherchent vraisemblablement les moyens de redorer leur image, et celle de la zone Nancy Porte Sud, après les turpitudes de ces derniers mois et les promesses non tenues d’arrêt de l’urbanisation commerciale. On ne manque pas de s’interroger aussi sur ce qui motive la distribution d’une telle plaquette dans certains commerces à Heillecourt …

Nous estimons normal que les collectivités publiques entretiennent un partenariat avec les acteurs économiques du territoire, chacun restant dans son champ de compétences et assumant ses responsabilités. Dans le cas présent, c’est le mélange des genres et surtout la supercherie et la manipulation qui nous paraissent plus que douteux.

Le Maire d’Heillecourt joue régulièrement le rôle de l’ingénu lorsque nous l’interrogeons publiquement sur ces pratiques contestables. Mais les faits sont têtus, ils se répètent et il en est le complice. Nous ne manquerons pas de le rappeler à ses responsabilités lorsque les Heillecourtois demanderont des comptes sur la dégradation programmée de leur cadre de vie.